Petit flashback :
Nous l'avons observé très vite : un président omniprésent, "touche à tout", prenant à coeur les dossiers, voulant réformer le pays très rapidement, faisant son jogging devant les médias, pratiquant une ouverture de son gouvernenement (trop poussée pour certains)... Les premières mesures économiques et sociales sont ainsi prises très vite, peut-être trop car vite détournées par l'opposition.
L'état de grâce ne durera que 100 jours, au cours duquel les élections législatives sont gagnées par la droite, mais plus timidement qu'espéré.
Mais, après un été chargé (autonomie des universités, loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, libération des infirmières bulgares détenues en Libye, élaboration du traité simplifié signé à Lisbonne entre autres...) et des vacances un brin atlantistes pour une poignée d'observateurs, la rentrée est douloureuse pour le président et son couple, partagée entre un divorce, des réformes malcomprises, la première chute importante dans les sondages, des grondes de plus en plus importantes (étudiants, avocats, magistrats, fonctionnaires...) ...

Le président devient incompris à partir probablement de la visite de Kadhafi en décembre 2007, qui plante sa tente en plein Paris et est accueilli avec les honneurs.
Le mois de janvier est pourtant marqué par une stabilisation de sa côte de popularité mais juste en dessous de 50% (49%). Pour autant, le président ne songe pas à modifier son apparence, notamment son image "bling-bling" qui commence à être imposante.
Le début du printemps sonne le début des péripéties : devoir de mémoire abandonné pour des enfants de CM2, contexte tendu à Neuilly, politisation et dépolitisation des scrutins municipaux puis défaites de la droite aux municipales (sauf à Orléans...), le fameux "casse-toi pauvre con", "couacs" ministériels...
Avril 2008 : désavoué par des mauvais sondages, le chef de l'Etat donne une interview à la télévision. Il reconnait "l'erreur de communication totale" sur le paquet fiscal, "l'erreur sur la carte famille nombreuse, "l'erreur" encore de ne pas avoir sanctionné les "couacs" de ses ministres. Il admet "une part de responsabilité" dans l'exposition de sa vie privée.
Cependant son volontarisme ne fléchit pas :"Pas question de ralentir les réformes", ce qui est tout à son honneur.
"J'ai lancé 55 réformes, parce que tout se tient".
La maturation du mandat et de la stature est probablement arrivée.
Un "j'ai changé bis" pour certains.
Quoi qu'il arrive, si nous devions tirer un "bilan" de la première année du mandat présidentiel, que retiendrions-nous ?
- S'agissant du président (statut), c'est un homme qui souhaite réformer la France endormie depuis quelques années. Pour cela, il va vite, pour que les résultats se fassent sentir le plus vite possible, quite à ce qu'il engendre quelques accros. Il applique son programme pour lequel il a été élu, avec une forte légitimité. Il reste beaucoup à faire, mais nous ne sommes qu'à un an. De plus, la conjoncture économique n'est franchement pas en sa faveur. J'attends beaucoup de la réduction de la dette et du déficit, où dans ce domaine, tout est encore à faire par exemple.
- S'agissant de la personnalité : Nicolas Sarkozy est un homme qui ne se cache pas et qui ne dissimule pas ses gouts, ses loisirs, ses vacances, contrairement aux précédents. Ne doit-il pas rendre des comptes aux français qui l'ont élu ? Le fond est tout à fait respectable vis-à-vis des français. Cependant, la forme est relativement mal choisie, puisque les français souffrent de la situation économique...
Le président applique donc sur le fond son projet, mais la forme est probablement à modifier, même si certaines mesures peuvent être critiquables.
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Là une question bien mystérieuse, "lassante" diraient
certains... Je vois arriver d'autres qui vont s'exclamer devant quelques propos peut-être...

